Accueil du site Armorstat
Armorstat / Atlas / Agriculture

  Viadeo Partager

L'agriculture en Côtes d'Armor
Dernière mise en ligne : Décembre 2016

> Télécharger la fiche - Agriculture en Côtes d'Armor

Les exploitations agricoles en Côtes d'Armor

Entre 2000 et 2010, près de 4 000 exploitations ont disparu. Les petites exploitations sont plus touchées
(- 45 %) que celles considérées comme moyennes et grandes (- 23 %).

Parallèlement à la diminution du nombre d’exploitations, on assiste à une progression de la taille moyenne de celles-ci. Elles restent cependant inférieure à la moyenne bretonne (48 ha) ou française (56 ha).

Exploitations 1988 2000 2010
Nombre total 23 610 13 400 9 472
dont petites exploitations 8 890 3 854 2 093
dont moyennes exploitations 14 720 9 546 7 379
SAU moyenne(ha) 20 34 46
dont petites exploitations 6,4 6,8 10,2
dont moyennes exploitations 28 44,8 56,5
Carte d'évolution de la Population intercommunale 2008-2013
Source : MAS d'Armorique

L'élevage, 1er secteur de l'agriculture

Carte d'évolutions de la population municipale entre 2008 et 2013Source : Agreste/Draaf Bretagne

En Côtes d’Armor comme en Bretagne, les exploitations agricoles sont tournées vers l’élevage.

Les productions animales se répartissent en zones assez distinctes sur l’ensemble du Département, seule la production laitière est présente sur la plupart des territoires.

Cette répartition géographique des productions agricoles a peu évolué depuis une vingtaine d’années.

 

 

 

Orientation des principales exploitations


Source : Agreste/Draaf Bretagne

 

 

La répartition des exploitations (moyennes et grandes) selon leur orientation principale confirme la prédominance de l’élevage bovin-lait, l’élevage porcin et l’élevage avicole.

 

 

Répartition des chiffres d'affaires (moyenne 2009/2013)


Source : Agreste/Draaf Bretagne

L’importance des productions animales se retrouve dans le chiffre d’affaires de l’agriculture : sur la période 2009/2013, 73 % du chiffre d’affaires (soit 1,75 milliard d’€) était lié à l’élevage.

A noter, les productions de porcs et de lait représentent à elles seules 42 % du chiffre d’affaires agricole départemental.

 

Des investissements qui varient selon la conjoncture


Source : CER Côtes d'Armor

Malgré une tendance à la baisse liée à la conjoncture agricole actuelle, les montants investis par les agriculteurs restent significatifs et jouent un rôle important dans l’économie du département.

 

 

 

 

 

4 630 € l'hectare de terre agricole


Source : Ministère de l'Agriculture, Alimentation, Pêche, Ruralité et Aménagement du territoire

Comme au niveau national, le prix des terres agricoles augmente régulièrement en Côtes d’Armor.

En raison d’une part de la pression foncière urbaine qui s’exerce, d’une manière générale, sur les espaces ruraux et littoraux et d’autre part de l’augmentation de la taille des élevages qui requièrent plus de terres valoriser leurs déjections animales et pour produire les céréales et fourrages nécessaires à l’alimentation du bétail.

 

L’alimentation animale

Carte des usines de fabrication d'alimentation animale
Source : CRA Bretagne - CCI Bretagne

La Bretagne se place au 1er rang des régions productrices d’aliments composés pour animaux avec 8 058 millions de tonnes fabriquées en 2015, soit 38 % de la production nationale.

Les aliments porcins représentent le premier débouché suivis des aliments volailles puis bovins. Les deux principales usines de fabrication d’aliments des Côtes d’Armor en termes d’effectifs salariés sont situées sur Lamballe (coopérative Le Gouessant et Cooperl).

La volaille

Carte des sites d'abattage de volaille
Source : CRA Bretagne - CCI Bretagne
Le département des Côtes d'Armor possède environ 800 exploitations spécialisées en volailles de chair (environ 27 % des exploitations bretonnes) qui représentent 7 % des capacités françaises (4ème rang national).

Ce sont avant tout des élevages de volaille de chair associés ou non à la ponte (68 % des élevages sont des élevages de « chair seuls »), et souvent en complément d'autres élevages ou cultures.

Avec 22 % des capacités nationales, le département est le 1e en matière de capacité d'élevage de poules pondeuses. Les productions de volailles et d'œufs représentent 22 % du chiffre d'affaires de l'agriculture départementale.

Le porc

Carte des sites d'abattage de porcs
Source : CRA Bretagne - CCI Bretagne
En 2014, le département comptait
2 021 élevages de porcs, soit 34 % des élevages bretons. Avec 4,145 millions de porcs charcutiers produits, le département représente 33 % de la production bretonne.

1er département producteur de porcs en France pendant de nombreuses années, les Côtes d'Armor ont été distancés par le Finistère depuis 2012. La production porcine représente près d'1/4 du chiffre d'affaires agricole sur la période 2010-2014.

La filière porcine costarmoricaine totalise 10 120 emplois dont 26 % à la production et 56 % dans les industries de l'aval.

Le lait

Carte des sites collecte de lait
Source : CRA Bretagne - CCI Bretagne
On compte 3 355 livreurs de lait de vache en 2015, soit un quart des effectifs bretons, et 1,36 milliards de litres produits (un quart du lait breton).

C'est le 2ème département breton derrière l'Ille et Vilaine. La production laitière représente 18 % du chiffre d'affaires de l'agriculture costarmoricaine sur la période 2010-2014. Les cinq outils de collecte et de transformation du lait dans le département appartiennent presque essentiellement aux entreprises coopératives Sodiaal et Laïta.

La filière laitière costarmoricaine totalise 7 712 emplois dont 72 % à la production et 17 % dans les industries de l'aval.

La viande bovine

Carte des sites d'abattage bovins
Source : CRA Bretagne - CCI Bretagne
1 150 élevages sont spécialisés en bovin viande. Les Côtes d'Armor sont le 2ème département breton avec plus de 24 % des tonnages de la région.

Les vaches représentent plus de la moitié de la production, devant les mâles (1/3).

Les génisses ne représentent que 13 % des tonnages produits.

La filière viande bovine costarmoricaine totalise 2 220 emplois dont 59 % à la production et 29 % dans les industries de l'aval.

Les légumes

Carte des sites de transformation de légume
Source : CRA Bretagne - CCI Bretagne
Il existe deux filières distinctes de légumes dans le département : la filière légumes frais sur le littoral Nord et la filière légumes d'industrie au sud.

Le département compte 934 exploitations légumières (RA 2010) réparties selon les modes de culture et les productions : 630 exploitations (68 %) de légumes de plein champ pour le marché du frais avec comme produits leaders : chou-fleur, artichaut..., 50 serristes (5 % des exploitations), produisant surtout des tomates et aussi des fraises et 250 exploitations (27 %) de légumes de plein champ pour l'industrie, avec comme produits leaders le petit pois, le haricot vert et l'épinard.
Avec 9 034 ha de légumes et 1 980 ha de pommes de terre en 2015, le secteur légumier valorise 2,5 % de la SAU départementale. Les surfaces diminuent de 18 % depuis 2010, baisse plus sensible qu'au niveau régional. La filière légumes costarmoricaine totalise 2 757 emplois dont 73 % à la production et 22 % dans les industries de l'aval.

7ème département en termes d'actifs agricoles

En 2014, les 7 921 exploitations agricoles costarmoricaines employaient 18 687 actifs en Equivalent Temps Plein (27 % des actifs agricoles bretons) dont 10 790 chefs d’exploitation, 7 050 salariés (Equivalents Temps Plein) et 847 conjoints et aides familiaux.

La part des actifs agricoles était estimée à 7,3 % des actifs totaux du département (Bretagne : 4,4 %, France métropolitaine : 2,5 %).

Voir le graphique ci-contre sur l'évolution des actifs agricoles par statuts.

Jusqu'à un tiers d'emplois agricoles dans certains territoires

Carte de la part des emplois agricoles dans l'emploi total
Source : INSEE RP 2012

 

10 790 chefs d'exploitation

Carte des chefs d'exploitation par communeSource : MSA d'Armorique

Caractéristiques des chefs d’exploitations agricoles :

  • Vieillissement (48 ans d’âge moyen en 2014 contre 44 ans en 2000)
  • Installation tardive (36 % des agriculteurs qui s’installent ont plus de 40 ans)
  • Origine agricole seulement dans 60 % des cas
  • Progression du niveau de formation (36 % des agriculteurs qui se sont installés en 2014 avaient le BAC, 22 % un BTSA et 2 % un diplôme d’ingénieur)
  • Conséquence d’une progression des départs et d’une baisse des installations, le taux de renouvellement
    (63 %) conduit à un recul du nombre de chefs d’exploitations.

7 050 salariés (Equivalents Temps Plein)

Carte des salariés agricoles en ETP en 2014Source : MSA d'Armorique

Les salariés représentaient près de 38 % des actifs agricoles en 2014 (27 % en 2000) et la progression du nombre de salariés en Equivalent Temps Plein (ETP) s’élève à + 17 % sur la période 2000/2014.

L’emploi de salariés agricoles est très dépendant de la saisonnalité de certaines activités, en particulier dans les cultures spécialisées de type maraîchage qui emploient par ailleurs près d’un quart des salariés agricoles.

Les cultures spécialisées et l’aviculture, les deux principaux secteurs pourvoyeur d’emplois agricoles présentent par ailleurs la plus forte proportion de CDD (contrats à durée déterminée), le pourcentage de CDI (Contrats à Durée Indéterminée) étant plus important dans l’élevage des porcs et bovins ou les activités de jardin et paysage. Au total, plus de 27 000 contrats ont été signés en 2014.

Les salariés sont généralement moins âgés que les chefs d’exploitation, la moitié ayant moins de 40 ans (contre 18 % pour les chefs d’exploitation). La proportion de femmes salariées (31 %) est plus élevée que celle des femmes chefs d’exploitation (27 %).

 

Lettres d'information | Contacts | A propos | Aide

Logo CAD